du Travail FORCE OUVRIERE Projet
d'évaluation: agression contre les personnels et leur statut Une
seule exigence: le retrait pur et simple ! Le ministère
vient de communiquer ses projets de décrets mettant en place une évaluation des
personnels enseignants de l'enseignement primaire et secondaire, des personnels
d'éducation et d'orientation en lieu et place de la notation chiffrée. L'évaluation
professionnelle des personnels serait entièrement transférée aux chefs d'établissement
dans le secondaire, aux IEN dans le primaire. Il n'y aurait plus aucune
inspection disciplinaire pour les professeurs de l'enseignement secondaire. Chaque agent
devrait subir tous les trois ans un entretien professionnel donnant lieu à un
rapport écrit. Il devrait le préparer par un « rapport
d'autoévaluation » : chaque agent devrait donc se livrer à une
« autocritique », aussi culpabilisante que dégradante de sa pratique
professionnelle, ce alors que les suppressions de postes et les réformes rendent
la situation insupportable. Les critères
des entretiens professionnels sont tout aussi inacceptables: « Il
s’agit notamment pour chaque agent d’évaluer sa capacité à faire
progresser : - chaque
élève -
les compétences dans sa discipline ou ses domaines d’apprentissage; - sa
pratique professionnelle dans l’action collective de l’école ou de
l’établissement, en lien avec les parents d’élève et les partenaires. Cette action se situe conformément aux
orientations validées par les instances de l’école ou de l’établissement par la
mise en place notamment de projets pédagogiques transversaux et
pluridisciplinaires assurant la cohérence d’un enseignement collectif ; - la
qualité du cadre de travail afin qu’il soit propice aux apprentissages et au
partage des valeurs de la République, notamment le respect mutuel et l’égalité
entre tous les élèves. » Dans cette
évaluation la capacité à transmettre les connaissances, la qualification
disciplinaire deviennent des critères totalement secondaires. C'est la voie ouverte
à toutes les dérives. Les délibérations des conseils d'administration, des
conseils d'école s’imposeraient alors contre les obligations de service
définies et les missions définies statutairement. Il n'y
aurait plus aucune grille, aucun critère national. Les
déroulements de carrière seraient refondus: les trois cadences d'avancement
(grand choix, choix, ancienneté)
seraient supprimées au profit d'un rythme unique aligné sur l’ancienneté. Des
réductions d'ancienneté seraient proposées directement par le chef
d'établissement ou l'IEN. (5 mois pour 30% de l'effectif du corps, 2 mois pour
50% de l'effectif du corps). La grande majorité sera perdante. L’évaluation, ce
sont aussi de nouvelles mesures d'austérité, l'allongement de notre durée de
carrière. Le projet
ministériel s'inspire directement des méthodes en vigueur à France Télécom. Ce sont les
pressions permanentes sur tous, l'arbitraire érigé en système. C'est l'ensemble
de nos garanties de fonctionnaires d'État qui est mis en cause. La FNEC FP
Force Ouvrière s'est adressée à toutes les fédérations de l'Education Nationale
et les invite à une réunion le 22 novembre afin d’engager une action commune de
toutes les fédérations syndicales appuyée sur la mobilisation des personnels
pour exiger le retrait pur et simple de ce projet. La FNECFP
invite ses syndicats à informer et mobiliser les personnels afin d’obtenir le
retrait de ce projet. Montreuil,
le 15 novembre 2011

Confédération Générale

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